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Une petite ballade ça vous dit ?
Aujourd’hui j’inaugure avec vous une nouvelle catégorie : « Chausse tes baskets je t’emmène en ballade »

Pour débuter cette série, nous allons partir a Flavigny-sur-Ozerain petite cité médiévale située dans le nord de la Côte-d’Or.
C’est partis.

Par un beau jeudi du mois de juillet, je reçois un message de ma Douce acolyte : « découverte de flavigny et ces anis cette aprem ok? »

Avec plaisir, je lui répond avec un grand sourire se dessinant sur mes lèvres.

Ce village fait partis des plus beaux villages qui m’entourent et un des plus beaux villages de France. Vous avez pu en voir un aperçu récemment dans une émission sur Fr2.

En arrivant a Flavigny impossible de louper l’endroit, cette petite cité est nichée au dessus d’une colline et domine la vallée particulièrement verdoyante en cette saison. Les grosses pluies de cet été on données de l’éclat à cet endroit magique.

À l’entrée, un parking est réservé aux visiteurs.
Nous ne somme pas seuls : tout un tas de nationalités sont présente : hollandais, suisses, anglais, belges et quelques immatriculations d’autres régions françaises. J’étais loin d’imaginer que se petit village était autant connus et c’est tout en son honneur.
Nous déposons notre cheval à moteur et c’est partis.

Nous entrons dans la cité, à l’entrée une armée de tilleuls centenaires majestueux nous accueil.
Quelques touristes divaguent, l’ambiance est calme, sereine, apaisante et doux. Mais pourtant la ville est envahis de monde, charges de petits sacs verts que j’imagine remplis des fameuses petites perles blanches.
Une odeur envahis soudains nos narines… Une odeur anisé comme parfum d’ambiance, mes papilles salivent déjà, mon cerveau est aux aguets et une multitudes d’idées le traverses.
Des idées de quoi à votre avis ??
Les Loulous (enfants de ma douce et frères de cœur ❤️) n’on qu’une idée en tête foncer à la boutique. L’endroit pour lequel ils sont venus car eux aussi sont des amateurs fou de ce « beaux et bon bonbon »
Arrivée devant celle ci, elle est pleine a craquée, l’heure du goûter et la gourmandise des visiteurs aidant sûrement.
Tan pis nous repasseront plus tard mais partons d’abord à la découverte.

À côté, du bruit, des machines en fonctionnements, des fenêtres ouvertes. Nous apercevons les ouvrières de la fabrique.

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Elles sont en pleine mise en boîtes des célèbres dragées. Le sourire aux lèvres elles effectuent machinalement le même geste. J’ai l’impression d’être retournée à la fin des années 1800 et imagine les anciennes ouvrières faire la même chose plus de 200 ans en arrière.

Accolée à la fabrique se trouve la crypte carolingienne, vestige de l’ancienne abbaye, rares monuments carolingiens connus en Côte d’Or.

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C’est dans cette crypte que l’on plaça les restes de Sainte Reine, martyrisée à Alise.

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L’ambiance est solennelle, la pierre de Bourgogne est présente et fait de cet endroit riche et majestueux. On y trouve un ancien tombeau et de nombreux piliers. Deux d’entre eux portent un médaillon avec la lettre M, qui serait l’initiale de l’Abbé Manasses, constructeur de la crypte.

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Une fois sortie le Musée lapidaire nous ouvre ces portes.

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Une grande table est installée au centre de cette majestueuse pièce. On y découvre toutes les sortes des anis proposées dans la boutique. Elles sont disposées dans des coupes en verres, comme on présente un trésor.

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Car c’est bien elle le trésor de Flavigny et de l’Auxois je dirais même.

Les plus gourmands pourront même ce laisses tentés par la dégustation d’Anis qui est proposée. Chacun prend le temps de sentir, de goûter et de découvrir tous les arômes naturels qui sont exposés dans des assiettes à côté des variétés. Un voyage pour les sens… Un voyage au pays de l’enfance… Un voyage au pays des souvenirs… Hummmm

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L’histoire du petit bonbon débute aux alentours de 52 avant Jésus-Christ, César, qui emmena avec lui des graines d’anis pour soigner ses troupes.
Il offrit cette terre à un de ses soldat vétéran suite à sa victoire sur les Gaules : Flavinius. Il la nomma Flaviniacum.
En 718, Widerard fait bâtir une abbaye bénédictine.
Ce sont les moines qui ont élaborés la recette qui est encore la même aujourd’hui.
À la révolution française, l’abbaye fut découpées en propriétés privées et en 1814 on compte pas moins de 8 fabricants.
C’est Jacques-Edmont Galimard qui les rachète toutes pour n’en former qu’une.
En 1923, Jean Troubat la reprend et ce sont encore ces successeurs qui sont à la tête de cette entreprise familiale et à taille humaine (30 personnes).

En 1910 pas moins de 50 tonnes sont distribuées dans toute la France. Et en 1965 la production dépasse les 250 tonnes !!!

Impossible de visitée la fabrique qui ce fait le matin. Tan pis ce sera pour la prochaine fois.
Des panneaux nous expliquent comment elles sont fabriqués
Elles sont faites avec de l’anis vert. Il s’agit d’une plante, Pimpinella anisum qui est à différente du fenouil (le légume) ou de l’anis étoilé (la badiane de Chine, fruit d’un arbre exotique).
La confusion pourrait être faite, c’est important de marquer la différence.

L’anis as une saveur chaude, piquante et une odeur très aromatique. Les graines d’anis vert, sont choisis au mois d’août, après leur récolte et on pour origine l’Espagne, la Tunisie, la Turquie ou de Syrie.
Les graines, sont versées dans de grandes bassines et on y fait couler un sirop de sucre.
Les graines roulent, peu à peu elles se couvrent de fines couches successives de sirop. Un peu comme des boules de neige qui grossissent au fur et à mesure qu’elles dévalent une pente enneigée.
Cette technique permet aussi aux bonbons de se lisser, un peu comme des galets bercés sur la plage par les vagues incessantes de la mer. Il s’agit d’un travail délicat et patient.
Il faut 15 jours pour faire passer la petite graine d’à peine deux milligrammes au bonbon d’un gramme.
Un long processus pour un aussi bon et beau bonbon

Aujourd’hui on trouve dix saveurs différentes : la classique et indémodable anis, mais aussi le cassis, le citron, la fleur d’oranger, le gingembre, la mandarine, la menthe, la réglisse, la rose et la violette.
J’avoue avoir un très très gros coup de cœur pour celles au cassis et au citron.
En les goûtant au musée, j’ai eu de suite des idées recettes qui me sont venues en bouche. Je m’imaginais les associés et incorporer dans diverses préparation et je pense que d’ici peu quelques unes verront le jour ici….

Les anis symbolise les veux de bonheur et de fécondité que les familles et amis offrent aux jeunes mariés, comme les grains de riz jetés à la sortie de l’église, ou encore les confettis (confetti signifie bonbon en italien).
Ainsi, le partage d’un bonbon enfermant dans le secret de son cœur une graine d’anis nous parle d’amour. Quel beau message ces petits bonbons nous délivrent vous ne croyez pas ?
Le jour de mon mariage, elles feront partie de la fête c’est certain !!

Ce qui fait le succès aussi de ces petites gourmandises c’est leurs célèbre boîtes.
Un Berger, une bergère assis sur un banc devant une fontaine. Le Berger au regard gourmand remplis de désir et au sourire tendre, partage avec sa belle cette petite gourmandise.
Cliché encore d’actualité, la tradition veux que les passants ailles y prendre une photo souvenir 😉

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J’avoue en avoir une dans mon sac à main.
Ces petites boîtes forme un écrin qui renferme un trésor et c’est toujours avec un peu d’émotion que j’ouvre ce joli petit coffre, comme un rituel rassurant.
Quand je prends la route, quand je pars loin de chez moi, quand j’affronte une situation…
Je débute toujours par ce rituel ; j’ouvre délicatement et pas entièrement ma petite boîte, je prend délicatement 2 petites perles et les glisse dans ma bouche sous ma langue.
Je les laisse fondre doucement. Le parfum anisé envahi ma bouche et son parfum m’apaise et me rassure.
Allez savoir pourquoi je n’ai aucune explications mais voilà c’est ainsi et rassurant.
Je lie avec ces bonbons une belle histoire et ce n’est pas pour rien que je vous en parle aujourd’hui.
C’est un produit que j’aime qui plus es, ai fabriqué dans mon Morvan, terre riche et mystérieuse qui vaut la peine d’être découvert.

L’anis comte de nombreux fan et depuis toujours :
Saint Simon rapporte que Louis XIV aimait pouvoir sucer des bonbons à « l’anisse » qu’il conservait dans un drageoir de poche.
Madame de Sévigné (1626-1696), Madame de Pompadour (1721-1764) et La Comtesse de Ségur (1799-1874) raffolaient aussi des Anis de l’Abbaye de Flavigny ® et en offraient à leurs amis.
Aujourd’hui, ce sont 250 000 000 Anis qui sont consommés chaque année par des gourmands de tous les âges et à travers le monde entier : États-Unis, Canada, Australie, Nouvelle-Zélande, Émirats Arabes Unis, Brésil, Japon, Corée, Chine, Allemagne, Hollande, Belgique, Suisse, Royaume-Uni, Suède, Finlande, Italie, et quelques pays d’Afrique.
Tous sont tombés sous son charme.

Poursuivons la ballade
Même si j’en connais tout les recoins, j’aime m’y balader et flâner le long de ces petites rues. Elles sont étroites et moyenâgeuses et ont gardées de nombreux vestiges de ses vies passées.

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Les maisons sont fleuries : roses anciennes, roses trémières envahissent les trottoirs et occupent toute la place. Mais peu importe, il n’y a pas de voitures et c’est ce qui fait le charme aussi de ces petits villages atypiques.
Quelques échoppes par ci par là, un café, quelques gîtes et petits restaurant, une boutique artisanale de laine, une boutique d’art, de souvenirs, musé d’art…

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Nous déambulent et nous laissons prendre par le charme envoûtant des lieux : ses portes et fortifications, l’architecture de ses maisons artisanales (tanneurs, huiliers, minotiers, potiers d’étain, verriers, tisserands et vignerons), les baies des anciennes échoppes, ses demeures bourgeoises avec tourelles d’escalier, ses rues et ruelles étroites, ses places… Que d’endroits a découvrir et observés.
Le temps passe lentement comme si il c’était arrêté.

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Avec les enfants, nous imaginons nos ancêtres et les aventures qui ont pût ce passer dans ces petites rues. Les routes pavées, le bruit des chevaux et des carrosses, les pas des moines de l’abbaye, les soldats de Jules César (qui y a installé deux camps et son quartier général quand il a assiégé Vercingétorix qui était enfermé à Alésia toute proche), le bruit des portes, du pont levis, les soldats de la guerres de Cent Ans (la cité à été occupée par les anglais), le bruit des différents artisans et métiers qui peuplaient la ville résonnent encore : potiers, tailleurs de pierre, tanneurs, minotiers…
Nous nous imaginons les soldats avec leurs arcs à travers les meurtrières, le long des chemins de rondes, un combat virtuel à lieu entre nous 😉

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Au détour d’une rue, un jeune charpentier sur un toit en pleine réfection d’une vielle maison.
C’est toujours plaisant de voir ce genre de scène. Le village continue de séduire et d’attirer de nouveaux habitants.

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Notre visite prend fin et nous passons par la boutique. Les visiteurs du début d’après-midi sont loin et la boutique est toute à nous.

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Elle est toute petite, je la comparerais à une douce caverne rassurante.
Sur la gauche, une étagère qui fait toute la longueur et la hauteur est remplie de toutes sortes de boîtes, aux formes, couleurs et goûts différents.

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On y retrouve toute la gamme avec ces multiples saveurs conditionnée sous différents formats : boîte en alu, étuis longs en cartons, gros sachets, coffret de boîtes…
La tentation est grande mais j’ai sût être resonable 😉 (avec beaucoup de difficulté 😉
Sur la droite un étal avec des produits de la régions et différentes spécialités : pains d’épices, biscuits de Semur…

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On prend notre temps, on regoûte certaines, l’ambiance y est bonne et toujours avec cette odeur d’anis qui nous berce depuis le début de notre visite ici.

Il est temps pour nous de rejoindre le parking, un dernier regard, une dernière inspiration pour s’imprégner encore de l’odeur…

Flavigny, j’apprécie ton village, la nature qui l’entoure et c’est avec quelques perles dans mon joli petit sac vert anis que je te quitte et quitte la région.
Un joli trésor-cadeau remplis de souvenirs mais je reviendrais te revoir si par hasard je reviens en terres Bourguignonne c’est certain.

Je vous réserve une petite surprise d’ici quelques jours, ne vous éloignez pas trop 😉

J’espère que la ballade vous a plus et que vous aurez vous aussi envie de venir lui rendre visite 😉

Moi je vous prépare quelques recettes élaborées avec ce petit bonbon.
Histoire de prolonger le voyage en terre de Flavigny

Allez vous venez visiter Flavigny ?

Pour info : il existe une boutique en ligne pour vous les procurez
Boutique en ligne

Ce billet n’est pas sponsorisé

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9 thoughts on “Chausse tes baskets je t’emmène en Ballade : visite de Flavigny-sur-Ozerain 21150

  1. lavandine dit :

    Je découvre un Flavigny sous le soleil et avec du monde… Tout le contraire de ce que nous avons vu à Pâques…. Mais un village plein de charme quand même.

  2. oth67 dit :

    Nous y étions la semaine dernière, d’autres billets suivront sur cette région que nous avons découvert.
    Merci

  3. Elo dit :

    Merci beaucoup, je suis allée voir tes articles sur notre jolie région.
    Ils sont superbes
    Pour la dégustation , je crois qu’elles ont lieux seulement durant la période estivale 😉

  4. oth67 dit :

    Tes photos sont magnifiques !
    Il n’y avait pas de dégustation dans la crypte lors de notre visite !

  5. Cecilecooks dit :

    Bonjour ! Je t’ai sélectionné pour un Liebster award alors retrouve tous les détails sur la page suivante : http://www.cecilecooks.com/2014/08/liebster-award.html.

  6. Merci pour ce très bel article sur des bonbons qui me sont chers et merci également pour la découverte du site exceptionnel où ils sont fabriqués.Bises et belle journée à toi !

  7. Belle balade Elo !
    Hâte de retourner faire un tory à Flavigny !

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