Élo dans la Farine

Si on n'a plus de brioche, mangeons des gâteaux

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Si il y’a bien une recette qui me replonge en enfance, c’est bien celle ci.
Bien sûr, il y’en a d’autres comme les nonnettes, les madeleines, les pasteis de feijão ou la brioche.
Toutes ces petites merveilles qui ont bercées mes années d’insouciance et légères.

C’est avec beaucoup d’émotion que je vous présente mes pailles à la framboises, ou allumettes pour certains. Et que je participe par la même occasion à l’édition #32 de la Battle Food.

La Battle Food c’est un des rendez-vous culinaire que j’aime beaucoup et auquel j’essaie de participer le plus souvent possible (tout comme la Bataille Food ou le défi Chutt)
Il été créé par Carole du blog Sunrise Over the Sea. Tous les mois, blogueurs et non blogueurs sont réunis autour d’un thème choisi par le parrain ou la marraine de l’édition.
Qui dit nouvelle Batlle dit nouveau parrain-marraine et nouveau thème.
Cette nouvelle édition à été joliment orchestrée par Miss Chapeau-Melon.

{Douceur de votre enfance}

Les Pailles-framboises, me replonge quelques années en arrière.
Petite-Élo-gourmande-et-rondelette qui observait avec beaucoup de gourmandise la vitrine de la boulangerie du village.
Ces petites choses étaient toujours mises en avant dans la vitrine.
Elles fesaient pâle figure à côté de leurs joufflus et redondant colocataires, le pain choco ou le croissant.
Les clients ne l’aiment pas trop en général, parce qu’elles collent au sachet. Normal, elles sont badigeonnées de sirop de sucre à la sortie du four.

Mais moi c’était pour cela que je les aimaient.
Elles étaient croustillantes, collantes, remplies de bonne confiture que le boulanger fessait lui même, dorées et sucrées comme il faut.
Elles ne coûtaient pas très cher (souvent faites avec les chutes de feuilletages des tartes ou milles feuilles).
C’était parfait pour dépenser, les quelques « francs » que j’avais comme argent de poche.

Je la mangeais rapidement, la partageais rarement avec mes frère-soeur qui eux préféraient les bonbons, sur le chemin du retour, la bouche pleine de miettes et de confiture sur le coin de la bouche. Je la léchait maladroitement et malicieusement quand on me le fessais remarquer.
Et puis un jour, le Boulanger à cesser d’en fabriquer.
Et moi j’ai quittée le village pour partir faire ma vie de « jeune adulte-escente » en ville sans jamais en retrouvée.
Je n’en ai pas remangée jusqu’à mon arrivée à Rouen, plus de 14 ans plus tard !!!

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Quand je suis tombée dessus, par le plus grand des hasards, c’était en rentrant d’une très belle journée à Dieppe, au bord de la mer.
Partie un dimanche ensoleillé de novembre, avec mon « acolyte-de l’école » sur un coup de tête (chose qui arrive très souvent, sans goûter, sans rien).
Forcément au bout d’un moment, nous avons eu un petit creux et nous sommes arrêtés dans l’unique boulangerie ouverte.
L’acolyte resté dans la voiture, c’est moi qui m’y suis collée, pour mon plus grand bonheur, vous vous en doutez bien (infos ici en édit de cet article)
Dans la vitrine, trônait ces merveilles. Elles sont apparues comme un miracle ou un mirage.
De suite j’ai replongée 14 ans en arrière.
Elles étaient comme dans mes souvenirs ; « brillantes-dorées-croustillante-dégoulinantes de confiture-saupoudrées de sucre glace-collantes »
Et forcément, les beaux gâteaux, étaient bien pales à côtés.
Mon petit sourire d’enfant est revenue et les souvenirs qui vont avec.
Je suis repartie avec les 5 restantes, toute contente,comme si j’avais gagnée le gros lot du loto, les tenant comme un trésor retrouvé.
Nous les avons dégustés face au soleil couchant. Une bien belle journée qui se terminait.

Cette rencontre est un beau signe de la vie je trouve.
Enfant, je voulais devenir boulangère, jeune-adulte je ne le suis pas devenue pour des raisons diverses.
Pendant les 14 année de ma vie de « jeune adulte-escente » je n’en ai pas croisée et pourtant je suis fidèle aux boulangeries.

L’envie de devenir était toujours présent et le destin, le 24 décembre 2013 exactement, a choisis qu’il était enfin temps de le devenir.
À l’aube de ma nouvelle vie, comme par un heureux hasard, la veille de ma nouvelle vie de Boulangère (j’adore ce nom) elles réapparaissent.
Avec elles, ces sensations, ces émotions, cette passion pour ce métier, ces certitudes et ces vibrations que j’ai quand je suis devant une boulangerie, quand je mange mon pain quotidien, quand je regarde les mains du Boulanger travaillées, quand je sens l’odeur du pain, cette odeur qui provoque tout un tas de sensation en moi.
Comme si le destin me disait, que j’étais sur le bon chemin, que j’avais eu raison d’y croire toutes ces longues années, pas toujours évidentes et mon rêve d’enfant allait ce concrétisé, que j’avais fais le bon choix.
Que cette envie si précieuse, cette rage, cette persévérance, cet en-têtement, ce rêve que je gardais au fond de mon cœur allait enfin prendre tout son sens.
Que j’y arriverai même si le chemin allait être compliqué par moment.
Vous allez sûrement me prendre pour une folle. Mais je crois aux signes que la vie nous envoie. Chacun les interprètes a sa façon c’est certain. Mais l’enchaînement de certaines choses à confirmer cette aventures, qui a ces hauts et ces bas.

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Pour en revenir à la recette (je m’égare énormément), elle est ultra simple, surtout si vous utilisez de la pâte feuilletée du commerce.
Choix que j’ai fais. Ououou la honte je sais, la nana elle est boulangère et elle ne fait pas sa pâte maison.
En général oui, mais pas cette fois ci
Le secret, est dans le pliage et la dorure à l’oeuf et au sucre.
Je vous ai fais un petit dessin, avec les étapes pour que les choses soient bien compréhensibles.

Allez vous me suivez ?

2 pâtes feuilletées pur beurre, 1 œuf battus, du sucre en poudre et 1 pot de confiture de framboises

-Étaler la 1ère pâte en carré
-Badigeonner toute la surface avec l’oeuf et saupoudrer généreusement de sucre (il en faut si vous voulez obtenir une jolie couleur caramel)
-Recouvrir avec la 2ème pâte que vous aurez étalée au même dimensions que la 1ère
-Badigeonner, de nouveau,toute la surface avec l’oeuf et saupoudrer généreusement de sucre.
-Plier en 3 dans le sens de la hauteur
-Pour la suite, c’est en dessin que l’histoire continue 🙂

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À la sortie du four, les badigeonner avec un sirop que vous aurez fait pendant la cuisson.
50g d’eau-50g de sucre que vous portez à ébullition et faite cuire jusqu’à avoir un sirop épais.

Pour l’assemblage, vous l’avez compris ; sur une paille on tartine de confiture et on referme avec une autre comme un sandwitch
Et saupoudrer de sucre glace si vous le souhaitez

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Pour la dégustation, je la casse par tranche et la mange par petits bouts

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Je crois que c’est l’article le plus long du blog, je le suis égarée, me suis racontée, mais au moins vous savez pourquoi je les aimes autant et pourquoi je les aimeraient toujours…
Merci à ceux qui sont allés jusqu’au bout et merci et excuses aux autres d’être quand même passés pour lire la recette 🙂

Et vous alors c’est quoi votre Douceur d’enfance ?
Si l’envie vous prend de découvrir celle des autres participants à la Battle, vous trouverez la liste ici en bas de l’article de notre marraine du jour

Et pour finir, quelques images de cette journée où j’ai retrouvée mon souvenir d’enfance

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12 thoughts on “Pailles (ou allumettes) à la confiture de framboises

  1. Ninou dit :

    Très très jolie gourmandise !!

  2. L.C. dit :

    Hummm j’adore ça moi aussi les pailles à la framboise !
    Il faudra que je teste ta recette.

    L.C.
    https://instagram.com/elleseeparis/

  3. Ton histoire est vraiment très jolie! Et tes pailles à la framboise sont très appétissantes! C’est vrai qu’on en trouve de moins en moins, quel dommage!

  4. une vraie douceur d’enfance c’est bien vrai 🙂 ! Bravo c’est une super réalisation.

  5. Marion dit :

    Terriblement appétissantes tes gaufrettes !!

  6. mamouandco dit :

    Très très tentant ! 🙂

  7. Jenna dit :

    Ah ça doit être super bon !

  8. douceursmaison dit :

    j’adore ton article bravo !!!!!!!!!! et oui je suis normande 😉

  9. Moi aussi je crois aux signes… Et celui-ci est particulièrement joli. Pourquoi ne pas y croire???
    Merci pour ce moment de sincérité…

  10. domi dit :

    Bonjour Elo, ces pailles ont l’air délicieuses. Faut que je trouve de la bonne confiture de framboises pour tester ça…
    Ma gourmandise d’enfance ce sont les rissoles aux pruneaux 😉 que je ne trouve pas en Provence.
    Bon dimanche

  11. humm que ça à l’air bon.
    Bon dimanche
    bises

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